Dessin 2007
“Passe”, 100 x 130 cm, crayon sur papier, 2007
“Coup Franc”, 100 x130 cm, crayon sur papier, 2007.
Depuis le début de l’année 2007, mon travail artistique s’est dirigé vers des préoccupations visuelles en rapport avec mon quotidien. Je vis en ville et par conséquent mon regard s’est tourné vers cet environnement urbain. Je me déplace à pied, en train et en voiture, ce qui me donne l’occasion de m’intéresser à des lieux tels que, des gares, des autoroutes, des routes, des trottoirs etc. Ces éléments, je les ai pris en photo depuis ma voiture ou à pied. Je dois dire que la route ou les autoroutes ont une ligne visuelle, lisse, simple et droite qui exerce sur moi une certaine fascination.
Dans un autre registre, celui de la presse quotidienne, mon œil a été attiré par la rubrique sportive et je me suis laissée surprendre par quelques photos de footballeurs dans des positions particulièrement incongrues.
Le propos :
Dans mon quotidien de citadine, je traverse tous les jours des paysages qui me sont dès lors familiers. L’hypnose de la conduite, par exemple, a pour effet de me détendre mentalement (car je suis occupée physiquement à faire quelque chose) et donc une foule de pensées et de réflexions m’envahissent.
J’ai voulu représenter cette divagation mentale par l’assemblage d’une vue urbaine et d’un sportif en action.
Si j’ai choisi de représenter cette action mentale par un ou plusieurs footballeurs, c’est à cause de leurs acrobaties qui contrastent avec le paysage net, cadré de la route. De plus les postures de ces sportifs m’évoquent la sauvagerie de mes pensées et réflexions.
Par ailleurs ces hommes en action sont éloignés de toutes connotations narratives ou émotionnelles. Si j’avais choisi de représenter mes pensées avec des sujets tels que des personnes marchant, des enfants jouant ou des animaux dans un contexte d’autoroute cela aurait pu évoquer une idée de la mort. Hors c’est plutôt de vie dont il s’agit ici.
La technique :
Pour ce travail, le dessin s’est imposé à moi comme une évidence. L’environnement dans lequel je vis est souvent gris et je ne voulais pas contraster le paysage avec un footballeur en couleur car je pense qu’il ne se serait pas aussi bien intégré dans l’image.
Dans des dessins d’un tel format, le rendu des matières prend une importance évidente. Contrairement à la peinture, le dessin contraint à différencier les matières de façon systématique et méticuleuse.
"Descente”, 50 x 65 cm, crayon sur papier, 2007.
"Hors-jeu”, 50 x 65 cm, crayon sur papier, 2007.
“Tunnel", 50 x 65 cm, crayon sur papier, 2006.
"Toit“, 50 x 65 cm, crayon sur papier, 2006.
"Hôtel Bon Acceuil”, 50 x 65 cm, crayon sur papier, 2007.
"Locomotive”, 65 x 50 cm, crayon sur papier, 2007.
"Endormi”, 21 x 29,7 cm, crayon sur papier, 2005. Frs. 500.-
Sans titre, 21 x 29,7 cm, crayon sur papier, 2005. Frs. 500.-
“Petit endormi”, 29,7 x 21 cm, crayon sur papier, 2005. Frs. 500.-
Sans titre, 29,7 x 21 cm, crayon sur papier, 2005. Frs. 500.-
Sans titre, 29,7 x 21 cm, crayon sur papier, 2006. Frs 500.-
Sans titre, 29,7 x 21 cm, crayon sur papier, 2006. Frs 500.-




























